Le Pôle d'économie sociale
des laurentides
16 février 2018

L’entrepreneuriat collectif, un élément essentiel à la reprise d'entreprise

Le Chantier de l’économie sociale salue l’annonce de la mesure relative à l’investissement gouvernemental de 50M$ dans la relève collective. Annoncée par la vice-première ministre, ministre de l’Économie, de la Science et de l’Innovation et ministre responsable de la Stratégie numérique, Dominique Anglade, et le ministre délégué aux Petites et Moyennes Entreprises, à l’Allègement réglementaire et au Développement économique régional, Stéphane Billette, la mesure vise à soutenir et faciliter le potentiel de la relève d’entreprise par le biais d’entreprises collectives.

Dans un contexte démographique défavorable, la multiplication des départs à la retraite de propriétaires d’entreprises privées risque d’entraîner des bouleversements majeurs quant au tissu économique de plusieurs localités (30% d’ici six ans selon la Caisse de dépôt et de placement du Québec). Dans ce contexte, tel que souligné dans le Plan d’action gouvernementale en économie sociale 2015-2020 (PAGES), « La relève entrepreneuriale constitue un défi important pour le Québec. Un des enjeux consiste à maintenir la propriété des entreprises, les infrastructures et les emplois sur le territoire. » L’absence éventuelle de relève pour les entreprises québécoises pourrait causer des pertes importantes pour le développement régional, tant pour les travailleurs que pour les communautés locales.

Comme le souligne Jean-Martin Aussant, directeur général du Chantier de l’économie sociale, « la reprise collective constitue une solution de choix à l’enjeu de la relève d’entreprise. Ces entreprises affichent un taux de survie de loin supérieur aux entreprises privées et contribuent directement à une meilleure répartition de la richesse. En s’appuyant sur les travailleurs et les collectivités pour favoriser le rachat des entreprises en mode collectif, le gouvernement se dote donc d’un outil stratégique favorisant le développement durable de toutes les régions ».

L’enveloppe d’intervention de 50M$, qui sera administrée par Investissement Québec, prévoit un financement variant de 100 000$ à 2M$ à un taux d’intérêt avantageux et des modalités de remboursement sur 15 ans. En reconnaissant les avantages indéniables que présentent les entreprises collectives et en adaptant le programme à leur réalité, le gouvernement met en place les conditions favorables à une réponse adéquate aux enjeux cruciaux de relève d’entreprises et contribuera, à terme, à traduire les intentions gouvernementales en réalité concrète pour les collectivités.

À propos du Chantier de l’économie sociale

Le Chantier de l’économie sociale est une organisation autonome et non partisane qui a pour principaux mandats la promotion et le développement de l’entrepreneuriat collectif au Québec. Corporation à but non lucratif, le Chantier réunit des promoteurs d’entreprises d’économie sociale (coopératives et organismes sans but lucratif) œuvrant dans de multiples secteurs d’activités (environnement, services de proximité, communications, loisir, technologies, habitation, ressources naturelles, enfance-famille, formation, financement, culture, etc.), des représentants des grands mouvements sociaux et des acteurs du développement local en milieux urbain et rural.

L’économie sociale au Québec en bref

Le Québec compte plus de 7 000 entreprises d’économie sociale qui représentent globalement un chiffre d’affaires dépassant les 40 milliards de dollars. Celles-ci procurent un emploi à plus de 210 000 personnes.

Sur la photo, de gauche à droite : M. Jean-Martin Aussant, directeur général du Chantier de l’économie sociale, M. Stéphane Billette, ministre délégué aux Petites et Moyennes Entreprises, à l’Allègement réglementaire et au Développement économique régional, Mme Dominique Anglade, Vice-première ministre et ministre de l’Économie, de la Science et de l’Innovation, M. André Drolet, Député de Jean-Lesage et Adjoint parlementaire du ministre délégué aux Petites et Moyennes Entreprises, à l’Allègement réglementaire et au Développement économique régional, M. Gaston Bédard, président-directeur général du Conseil québécois de la coopération et de la mutualité (CQCM) et Jacques Beaudet de directeur général de la CDEC de Québec.

Pour plus d’information sur nouveau Programme d’appui à la reprise collective d’entreprises (PARC), cliquez ici